Jamais de ta faute (CM2)
Prendre conscience que les violences, notamment sexuelles, quel qu'en soit l'auteur, sont toujours une violation des droits humains et que les victimes n'en sont jamais responsables.

CM2 · 10-11 ansMoi et les autresPériode 3 (janvier-février)
Je retiens
- Le seul responsable d'une violence, c'est la personne qui la commet : l'auteur.
- Une victime n'est jamais coupable de ce qu'elle a subi.
- Les violences sexuelles violent toujours les droits humains, quel que soit leur auteur.
- On peut parler à tout moment, même longtemps après.
L'essentiel
Quand un enfant subit une violence, il arrive qu'il se sente coupable. Il pense : « J'aurais dû me défendre », « Je n'ai pas dit non », « C'est parce que j'ai désobéi ». Ces pensées sont fausses.
La règle est simple : celui qui commet une violence en est le seul responsable. Peu importe ce que la victime portait ou avait fait, et si elle connaissait l'auteur. Quand on a peur, il est très courant de rester figé, de ne rien dire : cela ne veut jamais dire qu'on était d'accord.
Les violences sexuelles sont particulièrement graves. Qu'elles viennent d'un inconnu, d'un ami, d'un adulte connu ou d'un membre de la famille, elles sont toujours une violation des droits humains : chaque personne, et chaque enfant, a le droit d'être protégé et respecté dans son corps. La loi les punit sévèrement.
Les auteurs de violences utilisent parfois des phrases pour faire taire la victime : « C'est ta faute », « Personne ne te croira », « C'est notre secret », « Tu vas briser la famille ». Ce sont des mensonges. Voici les phrases vraies :
- « Ce n'est pas ta faute. »
- « Tu as bien fait de parler. »
- « Je te crois. »
- « Tu as le droit d'être protégé. »
Il n'est jamais trop tard pour en parler. Même si cela s'est passé il y a longtemps, un adulte de confiance peut écouter et aider.
Des exemples
- Victor n'a rien dit quand un grand l'a poussé dans le vestiaire, car il était paralysé par la peur. Son entraîneur lui explique que ce n'est pas sa faute.
- Une amie de Camélia lui avoue, des mois plus tard, qu'un adulte l'a touchée. Camélia répond : « Je te crois, on va en parler ensemble. »
- Alice entend : « Tu l'as cherché. » Elle sait que c'est faux et le dit à sa maîtresse.
Attention au piège
« Tu n'as pas dit non, donc tu étais d'accord. » Faux ! Ne pas réussir à dire non, à cause de la peur, de la surprise ou de l'emprise, ne rend personne responsable. Le consentement doit être libre et clair : sans lui, la violence reste une violence.
Vérifie que tu as compris
- Qui est responsable d'une violence ?
- Un enfant est resté figé de peur. Est-il coupable ?
- Peut-on parler d'une violence qui a eu lieu il y a longtemps ?
Réponses :
- Uniquement la personne qui la commet.
- Non, jamais.
- Oui, il n'est jamais trop tard.
Pour les parents
Choisissez un moment détendu, en voiture ou en promenade, pour dire à votre enfant qu'aucune violence ne peut être de sa faute, même s'il avait désobéi à une règle. Assurez-lui que, s'il vous confie un jour quelque chose de difficile, votre première réaction sera de le croire et de le protéger, jamais de le gronder.
Exemples de questions du jeu
Quand un enfant subit une violence, le responsable est...
L'enfant · Celui qui fait la violence · Les amis de l'enfant
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Celui qui fait la violence
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À la politesse · Aux droits humains · Au règlement du jeu
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Aux droits humains
Si on dit à un enfant : c'est ta faute, c'est...
Vrai · Gentil · Faux et injuste
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Faux et injuste
La loi protège...
Seulement les grands · Personne · Tous les enfants
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Tous les enfants
Si l'auteur est gentil d'habitude, ce n'est pas une violence.
Vrai · Faux
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Faux
Ce que fait l’enfant
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Un copain animal lit les consignes à voix haute : l’enfant peut jouer seul, même s’il ne lit pas encore bien.