Imparfait ou passé simple ? (CM2)
Observer l'emploi des temps du récit : l'imparfait pour le décor et les habitudes, le passé simple pour les actions soudaines qui font avancer l'histoire.

CM2 · 10-11 ansFrançaisPériode 3 (janvier-février)
Je retiens
- L'imparfait plante le décor : descriptions, habitudes, actions qui durent sans limite précise.
- Le passé simple fait avancer l'histoire : actions soudaines, terminées, qui se suivent.
- Une action en cours (imparfait) peut être interrompue par une autre (passé simple).
- Indices : chaque soir, souvent, d'habitude pour l'imparfait ; soudain, tout à coup, ce jour-là pour le passé simple.
L'essentiel
Dans un récit au passé, ces deux temps travaillent en équipe, comme dans un film.
L'imparfait, c'est l'arrière-plan. Il sert à :
- décrire les lieux et les personnages : « La forêt était sombre. » ;
- raconter des habitudes : « Chaque hiver, il coupait du bois. » ;
- montrer une action en train de se dérouler : « Il marchait vers la rivière… »
Le passé simple, c'est le premier plan. Il sert à raconter les événements qui changent la situation, l'un après l'autre : « Il s'arrêta, tendit l'oreille, puis recula. »
Quand les deux se rencontrent dans une phrase, l'imparfait installe une action en cours, et le passé simple la coupe : « Je lisais quand le téléphone sonna. »
Des exemples
« Le cirque occupait le pré, à la sortie du village. Chaque soir, les enfants se pressaient devant la grande tente rouge, et le dompteur faisait rugir ses lions. Ce soir-là, au milieu du numéro, la lumière s'éteignit. Un lion bondit hors de sa cage. Le public se figea. »
- Imparfait : occupait (décor), se pressaient et faisait (habitudes, chaque soir).
- Passé simple : s'éteignit, bondit, se figea. « Ce soir-là » annonce que l'habitude est rompue : l'histoire commence vraiment.
Attention au piège
Une action longue n'est pas forcément à l'imparfait. « Il marcha pendant trois heures » est au passé simple, car l'action a un début et une fin précis : elle est terminée. « Il marchait depuis trois heures quand il vit la cabane » est à l'imparfait, car on se place au milieu de l'action, qui continue encore.
De même, le passé simple ne sert pas qu'aux actions rapides. Ce qui compte, c'est que l'action soit vue en entier et qu'elle fasse progresser le récit.
Vérifie que tu as compris
- Conjugue : « Pendant que la maîtresse (écrire) … au tableau, un moineau (entrer) … par la fenêtre. »
- Pourquoi écrit-on à l'imparfait : « D'habitude, mon grand-père se levait à cinq heures » ?
- « Elle dormit dix heures d'affilée. » Peut-on employer le passé simple pour une action aussi longue ?
Réponses :
- écrivait (action en cours), entra (action qui la coupe).
- Parce que c'est une habitude : d'habitude en est l'indice.
- Oui : l'action a un début et une fin, elle est vue en entier.
Pour les parents
Racontez à votre enfant un souvenir en deux temps : d'abord le décor (« Il faisait chaud, nous étions sur la plage… »), puis l'événement (« Soudain, une vague emporta mon chapeau »). Il fait ensuite de même à l'écrit avec un souvenir à lui, puis surligne les verbes du décor dans une couleur et ceux des événements dans une autre.
Exemples de questions du jeu
Il … beau ce matin-là, quand soudain l'orage éclata.
fit · faisait
Voir la réponse
faisait
Tout à coup, la porte …
claquait · claqua
Voir la réponse
claqua
Brusquement, le loup … sur l'agneau.
bondissait · bondit
Voir la réponse
bondit
Un jour, un étranger … au village.
arrivait · arriva
Voir la réponse
arriva
Le héros … son épée et attaqua le dragon.
saisissait · saisit
Voir la réponse
saisit
Ce que fait l’enfant
- questions à choix
- glisser et déposer
Un copain animal lit les consignes à voix haute : l’enfant peut jouer seul, même s’il ne lit pas encore bien.